Réflexothérapie auriculaire

Des traces de pratiques de stimulation auriculaire trouvent leur origine dans des courants aussi bien orientaux qu'occidentaux.

 

En Egypte, la stimulation des points de l'oreille servait à calmer certaines douleurs.

Au IVème siècle av. J.C., Hippocrate rapporte que par des saignées à l'oreille, des guérisons d'impuissance ont vu le jour. Certains égyptologues disent que les femmes pratiquaient la poncture des oreilles comme moyen de contraception. De manière plus symbolique , les Egyptiens représentaient les oreilles sur les stèles pour inviter les divinités  à écouter leurs prières.

 

Au Tibet, les médecins observaient les oreilles des enfants pour diagnostiquer l'état de leurs organes.

 

Les Chinois ne connaissaient que très peu de points réflexes dans l'oreille depuis l'Antiquité.

C'est par la découverte de l'auriculothérapie par un médecin français, le Docteur Nogier (1951) que les Chinois apporteront leur contribution à cette thérapeutique et au développement de la cartographie des points de l'oreille.

 

Au Vietnam, le Professeur Bui Quoc Chau s'inspirera des cartographies de Nogier pour établir ses propres cartographies avec plusieurs somatotopies du corps et des organes. Il commencera par stimuler les oreilles avec des aiguilles puis avec des outils moins invasifs.

 

En 1951 le médecin lyonnais Paul Nogier découvre la correspondance de tous les points du corps au niveau de l'oreille après avoir constaté que l'anthélix était la réplique de la colonne vertébrale. Il découvre une somatotopie au niveau de l'oreille (c'est-à-dire une correspondance de tous les points du corps au niveau de l'oreille) en réalisant le schéma d'un foetus en position inversée dans l'oreille (la tête se trouve en bas sur le lobule et l'anthélix correspond à la colonne vertébrale). Un énorme travail de plus de 20 ans a été nécessaire pour préciser les localisations et comprendre le mécanisme d'action de cette nouvelle thérapeutique. Une représentation de l'innervation des différentes parties du corps et des organes est mise en place.

D'autres constatations cliniques et expérimentales ont prouvé l'existence de plus de 200 points dans l'oreille.

 

L'auriculothérapie est reconnue par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) depuis 1987. A partir de 1990, elle sera une discipline médicale pratiquée par des médecins et des chirurgiens dentistes. Cette discipline médicale est pratiquée sur un bon nombre de consultations hospitalières et a été admise sur le rapport Niboyet au Ministère de la Santé comme "technique d'une remarquable simplicité et efficacité".

 

Au plan national, le S.N.M.A.F. (syndicat médical) et la FAFORMEC (Fédération des associations médicales) l'admettent en leur sein. En 2005, l'Auriculothérapie a été admise par l'Université (dans le D.I.U. d'Acupuncture, puis de la capacité en Acupuncture).