Réflexothérapies plantaire et palmaire

Des rudiments de réflexologie existent depuis bien longtemps dans diverses régions de notre globe. Les courants sont tant orientaux qu'occidentaux.

On retrouve des traces de ces pratiques chez les peuples d'Afrique, d'Australie et d'Amérique.

Selon certaines sources, la réflexologie plantaire remonterait aux Incas vers 12000 ans av. J.C.. Puis les tribus d'Indiens d'Amérique du Nord auraient appris cette technique. A cette époque on parlait d'un art sacré qui avait des vertus tant mental, que physique ou spirituel.

Elle est connue en Inde depuis plus de 5000 ans. Puis les médecins chinois découvrent 2500 ans av. J.C. qu'une énergie circule dans le corps de façon permanente. Cette énergie passe par des trajets précis appelés méridiens ou lignes d'acupuncture.

 

Néanmoins les premières traces de soins par les pieds et par les mains ont été découvertes sur des hyéroglyphes dans le tombeau d'un médecin du pharaon en Egypte à Saqqara (environ 2330 ans av. J.C.). Les médecins de l'Egypte ancienne considéraient cet art thérapeutique comme un acte médical. Les signes au-dessus de la scène ont été déchiffrés comme suit : "Ne me fais pas mal" disait le bénéficiaire. "Je ferai en sorte que tu me félicites" répondait le praticien.

 

Du Moyen-Age au XXème siècle, cette technique a connu de nombreuses évolutions.

 

C'est au XVIIIème siècle que le mot "réflexe" est utilisé en référence aux réactions motrices du système nerveux.

Au XIXème siècle, le terme "action réflexe" est avancé pour parler de la différence entre les réflexes inconscients et volontaires dans une étude de la moelle épinière. Le concept de réflexologie est alors approché par des médecins européens étudiant le système nerveux. Puis des recherches neurologiques permettent d'établir la théorie des réflexes conditionnés suivant laquelle il existerait une relation directe entre un stimulus et une réaction (Pavlov). Il faut un stimulus pour déclencher une réaction. Les impulsions ainsi provoquées sur des zones réflexes du pied agissent sur le système nerveux autonome (système non soumis à la volonté) qui contrôle le fonctionnement neurovégétatif des organes, des muscles et des glandes.

Au XXème siècle, de nombreuses publications relatent que les médecins emploient les effets de la réflexothérapie sur de nombreux patients  atteints de diverses pathologies : troubles digestifs, troubles cardiaques, asthme, grippe, obstétrique, acouphènes, maux de tête, paralysie.

 

En Amérique en 1917, c'est la thérapie zonale qui fait son apparition avec le véritable père de la podo-réflexologie, le Docteur William Fitzgerald (1872-1942), spécialiste en ORL. Il développe les points de pression après avoir constaté qu'une pression locale sur un doigt ou sur un orteil pouvait avoir un effet antalgique et anesthésiant à distance sur certaines parties du corps calmant ainsi la douleur dans une zone douloureuse. Il constate aussi qu'une fois la douleur disparue, la cause qui la provoquait est souvent améliorée. Il découpe le corps en 10 zones longitudinales du haut de la tête à l'extrémité des orteils. Chaque doigt et chaque orteil se rapportent à une zone du corps. Il utilise cette méthode pour traiter des maux de tête, des lumbagos, de l'asthme ou encore des douleurs dentaires.

 

A partir de 1926, Eunice Ingham (1889-1974), physiothérapeute américaine, assistante du Docteur Fitzgerald, approfondit cette thérapie zonale par la thérapie des zones réflexes au niveau des pieds. Trois zones latérales pour aboutir au schéma des pieds et des différentes parties du corps seront ajoutées. Elle publiera de nombreux ouvrages. Ainsi naît la méthode Ingham (considérée comme la réflexologie moderne). Elle a défini les points et les zones réflexes sur les pieds et les mains qui correspondent à tous les organes, glandes et parties du corps.

Son oeuvre originale est enseignée par l'école qu'elle a fondée, l'institut International de Réflexologie. Aujourd'hui c'est son neveu qui a repris et affiné les recherches de sa tante décédée en 1974. Eunice Ingham aura consacré plus de 40 ans de sa vie à la réflexologie. Elle était déterminée à aider les gens à se traiter eux-mêmes.

 

Par la suite, de nombreuses contributions au développement de cette méthode ont été apportées par plusieurs personnalités en Angleterre, en Allemagne et en France. A l'époque, le Docteur Jean Bossy, Professeur à la faculté de Montpellier, publiera un ouvrage qui fera autorité "Bases neurologiques des Réflexologies". Les grandes lois de la stimulation réflexe sont expliquées et contrôlées cliniquement par des travaux en neurophysiologie.